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La Maison de la Danse reprend le célèbre music-hall de Broadway des années 1960 dans une mise en scène signée Michel Kacenelenbogen qui lui a donné une touche particulière.

Ambiance cabaret à la Maison de la Danse

Sonnerie dans le hall de la Maison de la Danse. Les spectateurs rejoignent la salle. Le rideau est déjà levé. Danseurs et chanteurs s’échauffent en tunique blanche. Ils lèvent la tête vers la mezzanine où sont installés les musiciens : trompette, saxos, trombone, basse, piano, percussions, guitare et banjo. Le troupe s’assoit sur un banc, immobile, jambes croisées. Un avertissement : ça va swinguer. “Noir”, crient-ils en choeur. La salle est plongée dans l’obscurité. Puis lumière. Un grand rideau de perles rouges. Et un néon blanc et doré, Cabaret ! Le maître de cérémonie apparait, en short et gilet noir, plastron, noeud papillon. “Wilkommen ! bienvenue ! Welcome !”, proclame le bouffon en saluant le public avant de lancer la parade. 
Bienvenue au Kit Kat Klub, boîte de nuit sulfureuse des années 1930 au coeur du Berlin déjanté. C’est ici que débarque Cliff Bradshaw, jeune écrivain américain qui sillonne les capitales européennes en mal d’inspiration. Sur le quai de la gare, il a rencontré Ernst Ludwig. Allemand, grand, blond et pas très net. Un trafiquant qui va se servir de l’innocent Yankee pour tromper les douaniers. En lui conseillant quelques adresses : le Klub et la pension de Fraulein Schneider, repère d’une tribu surprenante. Auur, jeune prostituée spécialisée dans les marins de passage mais aussi Herr Schultz, vieil épicier, qui tente de séduire la propriétaire avec ses ananas. Et Sally Bowles, entraineuse imposante, qui s’installe dans la chambre de l’écrivain. Un petit monde de paumés, talonné par la montée du nazisme. “Wilkommen, bienvenue, welcome” sonne le glas de la fête. 
Un spectacle immortalisé par Bob Fosse et Lisa Minelli et repris par le metteur en scène belge Michel Kacenelenbogen qui lui a donné une touche particulière en insistant sur cette ambiance d’avant-guerre, au bord du chaos. Tout en donnant plus de sobriété à ce cabaret si sensuel et délirant. Quelques longueurs mais une belle performance. Ovationnée à la Maison de la Danse. 

«Cabaret», mis en scène par Michel Kacenelenbogen, avec 17 interprètes et 8 musiciens. Durée : 2h30 entracte compris. Jusqu’au 3 décembre à la Maison de la Danse. 

Lucile Pescadère

 

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