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L’équipe du festival qui se déroulera cet été à Saint Etienne vient de présenter à Lyon sa 24eme édition.

Un « Sept Collines » très prometteur

Cent artistes présents pendant les onze jours du festival. Une belle performance ! Du cirque surtout, mais aussi de la danse, des concerts et des installations... «Pluridisciplinarité», c’est le mot d’ordre du directeur Jean-Philippe Mirandon, qui tient à «ouvrir» cet évènement sur « la création internationale». De nombreux pays seront représentés. La compagnie guinéenne Terya Circus avec son spectacle «Boulevard Conakry» le premier jour du festival mardi 26 juin. Un mélange festif de cirque et de musique mandingue. Le lendemain, cap sur la République Tchèque avec la troupe The Losers, cinq acrobates et une danseuse qui proposent de belles figures sur du hip hop mixé en live. Au programme également, «Mur», un funambule espagnol en équilibre sur des cubes en bois, le spectacle anglais «Spring», du jonglage et de la danse contemporaine, mais aussi les chorégraphes réunionnais Jérome Brabant et Maud Pizon avec «A taste of ted» qui explore différentes cultures.
Lundi 2 juillet, la fameuse compagnie suisse Circa présente sa dernière création «Humans». Intrépides et élégants, ils repoussent les limites corporelles. Le Circus I love you se produira lui sur les trois derniers jours du festival : des artistes issus de six pays et formés dans les grandes écoles pour célébrer l’absurde sous les chapiteaux. Le Brésil sera aussi présent lors du dernier week-end avec «CRIA», un spectacle de passinho, danse populaire et explosive née au début des années 2000 dans les favelas de Rio. Une belle diversité, mais le festival n’oublie pas pour autant les artistes de la région : une troupe lyonnaise accueillie en résidence, Puéril Péril, et la compagnie stéphanoise Dyptik avec sa nouvelle création «Le cri», qui conclut une trilogie sur les révoltes et les désordres du monde. Stéphanois aussi, les Po’Boys ramènent de Nouvelle Orléans les parades exubérantes qui mixent diverses influences sonores, entre funk et musiques amérindiennes.
Enfin, deux installations au cœur de Saint Etienne. «Travelling», un bus pour découvrir la ville avec des personnages étranges, et «VIIA », une expérience sonore à base d’interviews d’artistes.
Des concerts également. Le musicien compositeur Goran Bregovic sera là avec le célèbre orchestre des mariages et des enterrements pour présenter son dernier album, Three Letters from Sarajevo. Mais aussi Les filles de L’Illighadad venues du désert nigérien, qui associent musique touarègue et guitares électriques. «Des voix exceptionnelles et une présence forte» souligne Jean-Philippe Mirandon. Sans oublier le franco-libanais Bachar Mar-Khalifé, un mélange de sonorités arabes et électro. De quoi passer de belles journées et de longues soirées.

Louise Reymond

 

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